Enfin, surtout vous. Parce que je suis là pour vous guider, pas pour me mettre en avant.
Alors, on commence par quoi ? Par le matin, bien sûr ! Tout comme chez nous, la journée démarre avec un petit bonjour.
Mais attention, au Japon, dire bonjour, c'est bien plus qu'un mot jeté en passant. C'est un geste, un timing, une intention.
Et là, tout de suite, vous allez comprendre pourquoi.
Dire bonjour en japonais : les bases du respect quotidien
Dès le réveil, le Japon impose une certaine cadence. Pas de "salut" jeté au hasard. Chaque heure a son mot, chaque mot son geste.
C'est une culture du détail. Et le salut, c'est souvent la première impression.
Maintenant, imaginez entrer dans un bureau à Tokyo à 14h30. Vous êtes en retard. Tout le monde est déjà là. Que faites-vous ?
Vous ne lancez pas un "bonjour" à la volée. Vous dites "Ohayō gozaimasu", même si c'est l'après-midi.
Oui, oui. C'est comme ça. Parce que pour vos collègues, votre arrivée, c'est leur "bonjour du matin".
Ça peut sembler bizarre, mais ça montre une chose : le respect du collectif. Pas de "j'arrive, j'me casse", non. Un vrai moment d'attention.
Et ce n'est pas juste une phrase. C'est accompagné d'une inclinaison du buste. Pas trop bas, pas trop haut. Environ 15 à 30 degrés.
Le sourire, discret. Le regard, pas trop fixe. Le ton, posé.
Tout ça, c'est du japonais pur jus. Pas besoin de parler parfaitement. L'effort est déjà là.
Et ça, les gens le sentent. Même si vous vous trompez de mot, ils apprécieront que vous ayez essayé.
Parce qu'au Japon, l'intention compte plus que la perfection.
Bonjour le matin : Ohayō gozaimasu, le salut qui dure
Le matin, c'est clair : on dit Ohayō gozaimasu. En japonais, ça s'écrit おはようございます.
C'est la formule polie. À utiliser avec vos collègues, vos professeurs, les inconnus.
Mais entre potes, on raccourcit. On dit juste Ohayō. Un peu comme "salut" en français.
Attention au "h" dans "Ohayō". Il se prononce. Pas un "Oayo", non. C'est "Oha-yo", avec un petit souffle.
Et là où ça devient intéressant, c'est que Ohayō gozaimasu peut se dire… à 20h.
Oui, vous avez bien lu. Si vous arrivez au travail en début de soirée, vous le dites quand même.
Pourquoi ? Parce que c'est votre "bonjour" à vous. Votre arrivée. Votre moment.
C'est un peu comme si vous disiez : "Me voilà, je commence ma journée".
Et tout le monde répond. Parce qu'au Japon, on ne reste pas silencieux. Le groupe réagit.
Parfois, un simple hochement de tête. Parfois, un "Ohayō" en retour.
Mais jamais de "Konnichiwa" si vous êtes en retard. Ça ferait désordre.
C'est une nuance, mais elle est importante. Elle montre que vous comprenez le fonctionnement social.
Et ça, c'est précieux.
Bonjour l'après-midi : Konnichiwa, l'indémodable
Ensuite, on passe à Konnichiwa. こんにちは.
C'est sans doute le mot japonais le plus connu au monde. Et pour cause : c'est le passe-partout de l'après-midi.
On l'utilise généralement à partir de midi jusqu'à 18h environ.
C'est une salutation neutre. Polie, mais pas trop formelle. Parfaite pour croiser un voisin, un collègue, un vendeur.
Mais attention : Konnichiwa n'est pas universel.
Dans un cadre très proche, entre amis, ça peut sonner un peu distant. Un peu froid.
Comme si vous disiez "bonjour" à un inconnu alors que vous vivez ensemble depuis dix ans.
Donc, entre potes, on évite. On préfère des trucs plus simples, plus directs.
Mais dans un magasin, dans la rue, dans un bureau, Konnichiwa est votre meilleur allié.
Et là, un petit truc en plus : la prononciation.
On écrit "Konnichiha", mais on dit "Konnichiwa". Le "ha" final devient "wa". C'est une règle grammaticale.
Donc, pas de "Konnichiha", merci. Ce serait comme dire "aujourd'hui" en insistant sur le "h".
Et ça, ça fait touriste. Pas forcément mal, mais ça se remarque.
Bonsoir : Konbanwa, l'entrée dans la nuit
Après 18h, on bascule. Direction : Konbanwa. こんばんは.
C'est le "bonsoir" japonais. Simple, efficace, poli.
Comme pour Konnichiwa, on écrit "Konbanha", mais on dit "Konbanwa".
Même règle. Même particule "ha" qui devient "wa".
Et là, pas de piège : on ne dit pas Konnichiwa le soir. Ça ferait désordre.
Sauf si vous arrivez au bureau à 19h. Là, Ohayō gozaimasu est encore possible.
Mais Konnichiwa ? Non. Trop vieux. Trop décalé.
Konbanwa, c'est le mot du soir. Pour rentrer chez soi, pour croiser un voisin, pour saluer un ami.
Et c'est aussi le mot qu'on utilise quand on quitte un groupe.
Pas pour dire "au revoir", non. Juste pour marquer le passage à la soirée.
C'est subtil, mais c'est là.
Bonne nuit : Oyasumi nasai, le salut final
Et quand on part dormir, on dit Oyasumi nasai. おやすみなさい.
C'est le "bonne nuit". À utiliser quand on quitte une pièce, quand on s'en va, quand on va au lit.
C'est un peu comme un "à demain" doux.
Et entre proches, on raccourcit : Oyasumi.
Pas de "Oyasumi desu", non. C'est soit complet, soit raccourci. Pas de demi-mesure.
Et là, un petit geste : on peut accompagner de nouveau d'une légère inclinaison.
Pas obligatoire, mais apprécié.
Surtout si on quitte un supérieur, un aîné.
Parce qu'au Japon, chaque moment a son rythme, son geste, son mot.
Et Oyasumi nasai, c'est la fin de la journée. Le repos.
Et le téléphone dans tout ça ? Moshi moshi !
Ah, le téléphone. Un cas à part.
Parce qu'au Japon, on ne dit jamais Konnichiwa au téléphone.
Même si c'est l'après-midi. Même si c'est logique.
Non, on dit Moshi moshi. もしもし.
Et là, grosse erreur à éviter : ne jamais dire Moshi moshi en face à face.
Jamais.
Ce serait comme répondre "allô ?" à quelqu'un qui vous regarde dans les yeux.
Très bizarre. Très impoli.
Moshi moshi, c'est exclusif au téléphone. Point.
Et pourquoi ce mot ? Pas de vrai sens. C'est une onomatopée. Comme "allô" en français.
On l'utilise pour vérifier que la ligne est bonne, que l'autre est là.
Et dans un cadre pro, on peut aussi dire "Hai" (oui), suivi de son nom.
Genre : "Hai, Tanaka desu". "Oui, c'est Tanaka".
Plus formel, plus pro.
Mais pour les amis, Moshi moshi reste roi.
Et dans les magasins ? Irasshaimase !
Vous entrez dans un magasin au Japon. Et là, BOUM. Une voix collective : Irasshaimase !
いらっしゃいませ.
C'est le "bienvenue" du personnel. À vous, le client.
Mais attention : vous ne répondez pas.
Surtout pas "Irasshaimase" en retour. Ce serait comme si vous, client, vous souhaitiez la bienvenue au vendeur.
C'est absurde.
La bonne réponse ? Un simple hochement de tête. Un sourire. Ou, si vous voulez, un petit Konnichiwa.
Mais rien de plus.
Parce que Irasshaimase, c'est un geste de service. Pas un échange.
C'est une tradition forte. Même dans les petits magasins, même dans les stations-service.
Et ça, ça marque. Ça montre l'importance du client. Mais aussi la clarté des rôles.
À retenir
Ne répondez jamais "Irasshaimase" dans un magasin. Ce n'est pas une réponse attendue. Un sourire ou un hochement de tête suffit.
Entre amis : les saluts décontractés
Entre potes, tout se relâche. Plus besoin de formules longues.
On passe aux trucs courts, directs, parfois même un peu grossiers.
Comme Yo. Un simple "yo". Comme en anglais.
Ou Osu. Très masculin. Très entre mecs. Souvent dans les clubs sportifs.
On dit aussi Yahhō. Très mignon. Très jeune. Un peu comme un "yoohoo !".
Et Ōi. Pour interpeller quelqu'un. "Hé !"
Mais attention : Ōi, c'est réservé aux très proches. Sinon, ça fait agressif.
Et parfois, juste un "Aah + nom". Un peu comme un "salut, Jean".
Rien de compliqué. Juste un signe de tête.
Et c'est tout.
L'inclinaison : le geste qui parle
En France, on fait la bise. Au Japon, on s'incline.
Et c'est pas juste un petit signe. C'est une vraie technique.
Trois niveaux :
D'abord, Eshaku. Le petit hochement. 15°. Pour les saluts rapides.
Ensuite, Keirei. L'inclinaison standard. 30°. Pour les situations normales.
Enfin, Saikeirei. Le gros respect. 45 à 90°. Pour les excuses, les remerciements profonds.
Et là, tout dépend du contexte.
Un collègue ? 15 à 30°.
Un patron ? 30° minimum.
Une erreur grave ? 45°, avec les mains le long du corps.
Et on ne regarde pas en face pendant l'inclinaison. Trop direct. Trop agressif.
On regarde le sol. Ou légèrement devant.
Et on tient la position. Pas un coup rapide. Un vrai moment.
Parce que l'inclinaison, c'est du temps donné. Du respect visible.
Les niveaux d'inclinaison au Japon
- Eshaku (15°) : Saluts rapides, collègues égaux
- Keirei (30°) : Salutations normales, supérieurs directs
- Saikeirei (45-90°) : Respect profond, excuses importantes
Les erreurs à éviter à tout prix
On en a parlé, mais on le redit :
Ne dites jamais Moshi moshi en face à face.
Ne répondez jamais Irasshaimase dans un magasin.
Ne serrez jamais la main. Même si vous êtes tenté. Même si l'autre tend la sienne.
Et surtout : ne faites jamais la bise. Jamais.
C'est culturellement inapproprié. Même si vous êtes étranger, ça peut mal passer.
Mieux vaut un petit salut, un sourire, une inclinaison légère.
Et si l'autre tend la main ? Vous pouvez la serrer, mais doucement. Et sans appuyer.
Mais l'idéal, c'est d'incliner en même temps. Pour montrer que vous respectez la culture.
Et les niveaux de politesse ?
En japonais, tout est question de niveau.
Il y a le langage courant, et le langage poli.
Et ça se voit dès le salut.
Ohayō gozaimasu vs Ohayō.
Konnichiwa vs rien de plus familier (c'est déjà assez neutre).
Oyasumi nasai vs Oyasumi.
Le gozaimasu, le nasai, c'est ce qui marque le respect.
Sans ça, c'est direct. Familier. Parfois trop.
Donc, avec un inconnu, un supérieur, un aîné : toujours la version longue.
Avec un pote, un frère, un collègue proche : version courte.
Et si vous hésitez ? Mieux vaut trop poli que pas assez.
Un Ohayō gozaimasu un peu trop formel, c'est pas grave.
Un Ohayō à un patron, par contre… c'est risqué.
Et les jeunes, ils disent quoi ?
Les jeunes, comme partout, inventent.
Ils utilisent Yo, Osu, Yahhō.
Mais aussi des trucs comme Chao. Oui, comme en espagnol. Mais prononcé à la japonaise.
Ou Mata ne. "À plus".
C'est décontracté. Parfois même un peu moqueur.
Mais c'est leur code. Pas forcément à imiter si vous êtes étranger.
Mieux vaut rester simple. Konnichiwa, Ohayō, Konbanwa.
C'est safe. C'est clair. C'est respectueux.
Et si je me trompe ?
Vous allez vous tromper. C'est normal.
Personne ne parle parfaitement une langue du premier coup.
Et les Japonais le savent. Ils sont patients.
Surtout avec les étrangers. Ils apprécient l'effort.
Alors, si vous dites Konnichiwa à 20h, personne ne vous corrigera.
Si vous inclinez un peu trop bas, on sourira.
Si vous dites Moshi moshi en face à face… là, peut-être un regard étonné.
Mais pas de colère. Juste un petit "ah, c'est un étranger".
Donc, osez. Essayez. Parlez.
Même mal. Même avec un accent bizarre.
L'important, c'est de faire le geste.
Et après le bonjour ?
Parce que saluer, c'est juste le début.
Après, il faut enchaîner.
Et là, un mot utile : Hajimemashite. "Ravi de faire votre connaissance".
Surtout pour les premières rencontres.
Et Arigato gozaimasu. "Merci".
Et Sumimasen. "Excusez-moi" ou "pardon".
Des mots simples, mais puissants.
Et ils s'accompagnent aussi d'une inclinaison.
Pas besoin de parler parfaitement. Juste de montrer que vous essayez.
Et la culture japonaise, en 2026 ?
En 2026, le Japon évolue. Mais les bases restent.
La politesse, le respect, la hiérarchie.
Mais il y a aussi plus d'ouverture. Plus de tourisme. Plus d'étrangers.
Donc, les Japonais sont habitués à voir des gens qui ne parlent pas parfaitement.
Mais ça ne veut pas dire qu'il faut faire n'importe quoi.
Au contraire. Plus on est étranger, plus on doit faire attention.
Parce que le respect, c'est ça : comprendre l'autre culture.
Et ça, c'est beau.
Et si je veux aller plus loin ?
Vous aimez le Japon ? Vous voulez en savoir plus ?
D'ailleurs, notre guide sur les décorations japonaises pourrait vous aider à créer une ambiance douce chez vous.
Parce que le Japon, c'est aussi un art de vivre.
Pas besoin de tout changer. Juste d'ajouter un peu de calme.
Une lanterne. Un masque. Un tableau.
Et ça, ça peut faire du bien.
Et les mangas dans tout ça ?
Vous connaissez Satoru Gojo ? Ce personnage culte de Jujutsu Kaisen ?
Eh bien, même dans les mangas, les saluts ont leur importance.
Pas de "salut" jeté au hasard. Toujours une intention.
Et ça, ça montre à quel point la culture japonaise est ancrée, même dans la fiction.
D'ailleurs, si vous voulez tout savoir sur ce personnage, on a fait un article complet.
Et les figurines ?
Parce que oui, beaucoup de monde collectionne.
Et dire bonjour à sa figurine, c'est un peu bizarre. Mais bon.
Si vous êtes dans le coin, notre guide pour choisir la meilleure figurine Bleach pourrait vous intéresser.
En résumé ?
Dire bonjour en japonais, c'est :
- Ohayō gozaimasu le matin (et à l'arrivée au travail).
- Konnichiwa l'après-midi.
- Konbanwa le soir.
- Oyasumi nasai pour dire bonne nuit.
- Moshi moshi au téléphone.
- Irasshaimase dans les magasins (mais vous ne répondez pas).
- Et des inclinaisons, toujours.
Et surtout : osez. Essayez. Même si vous vous trompez.
Parce que l'effort, c'est déjà gagner.
Et ça, c'est universel.
Testez vos connaissances
Quelle salutation utiliseriez-vous dans cette situation ?
Vous arrivez au bureau à 19h30 après une journée fatigante.
Questions fréquentes
Comment utiliser "dire" dans une phrase ?
Par exemple : "Je veux dire bonjour en japonais". Simple.
Et "Dire Straits" ?
Un groupe de rock. Rien à voir avec le Japon. Mais bon, on aime aussi.
Et "Furies" ?
Peut-être une référence à la mythologie. Ou à un jeu. Mais pas au salut japonais.
Maîtriser le bonjour japonais : une porte ouverte sur une culture
Voilà. Vous savez tout. Ou presque. Parce que la vraie maîtrise, c'est avec la pratique.
Maintenant, vous avez toutes les clés pour saluer comme un natif au Japon. Que ce soit le matin avec votre "Ohayō gozaimasu", l'après-midi avec un "Konnichiwa" ou le soir avec un "Konbanwa", vous êtes prêt.
N'oubliez pas que l'essentiel, c'est l'intention. Même si vous vous trompez de mot ou d'heure, les Japonais apprécieront votre effort.
Alors, à vous de jouer. Bon courage !
